Santé Sexuelle & reproductive

REGARDONS LA MASTURBATION D’UN AUTRE ŒIL ?

Sans honte, ni a priori, encore moins en diabolisant, parlons de masturbation, d’un point de vu sexologique, médical. C’est vrai que la pratique comporte des risques. Mais essayons de mettre les risques et les avantages dans la balance avant de nous prononcer !

C’EST QUOI SE MASTURBER ?

On me dira, c’est « frapper ahoco » ou encore « se doigter… ». Les sexologues qualifient la masturbation d’activité sexuelle qui consiste à provoquer le plaisir soi-même par stimulation des parties génitales (pénis, testicules, vagin, clitoris, anus…) ou autres zones érogènes (seins par exemple) ; avec les mains ou des sextoys.  La masturbation est aussi appelée autoérotisme.

LES AVANTAGES POUR LE CORPS ET LE MENTAL

Au-delà du plaisir que vous vous procurez en vous masturbant, la pratique de l’autoérotisme a de nombreux bienfaits.

Te débarrasse du stress ; comme un acte sexuel à deux, la masturbation détend vos muscles et vous donne une sensation de bien-être, de relaxation. Grâce à l’endorphine (hormone du plaisir) que libère le cerveau. Ce qui favorise également le sommeil.

Bon pour ton cœur ; tout simplement parce que l’excitation sexuelle stimule ton rythme cardiaque jusqu’à élever la cadence du cœur à 65%. C’est comme si tu faisais une marche rapide. Ne dit-on pas que le sport (ou l’équivalent) est bon pour la santé ?

Aide à éviter les infections urinaires ; c’est plus pour la femme. Car la masturbation dilate le col de l’utérus en augmentant la production de glaire cervicale qui élimine certaines bactéries qui n’ont rien n’à faire en bas.

Permet de connaitre son corps ; ce qui évite de vaines gymnastiques pendant les rapports sexuels. Celui ou celle qui se masturbe, découvre son corps et le connait mieux et peut valablement se mettre à l’aise en présence du partenaire. C’est une bonne façon de connaitre ses points sensibles.

Moins de risque de chopper le cancer de la prostate ; ce risque est réduit à 33%. Le truc c’est d’éjaculer au moins 5 fois par semaine. Et si la partenaire est indisponible, ce n’est pas mauvais jouer quelque note d’ahoco*.

Améliore les performances sexuelles ; chez les hommes. Parce qu’on maitrise désormais son excitation et les mécanismes du plaisir. On contrôle son souffle, son érection, son excitation tout en prolongeant le désir.

Et pour celles qui, comme moi, redoutent une grossesse “accidentelle’’ et autre MST, c’est un moyen sûr d’avoir du plaisir sans risque.

LES RISQUES DANS NOTRE BALANCE DE PLAISIR…

Tout abus est nuisible, c’est un avertissement qui s’applique à tout ! Concernant la masturbation, il ne faut pas en faire trop non plus hein. Sinon :

On perd le contrôle ; quand on se masturbe par nécessité et que ça manque de plaisir. Ça devient une “maladie’’.

Erection molle ; c’est ce qui arrive quand on formate son cerveau à l’autosatisfaction. Le pénis ne répond plus quand on est en face d’une partenaire.

Risque d’infection ; ça n’arrive que si on a les mains ou les sextoys pas propres. Attention !

Alors, à quelle fréquence se masturber ? Je réponds, à celle qui convient au corps. Chacun est particulier, donc, ce qui convient à Emily, n’est pas forcément sans risque pour Tingbo. Aussi, il est permis de pratiquer la masturbation en couple si ça vous chante.

Et si le terme masturbation est trop lourd, on dira auto-sexualité. Donc pour récapituler ; l’auto-sexualité est quasiment sans risque pour notre santé.

 

Miss T.

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